Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 23:48

De son mètre cinquante, elle m’observe d’un œil mesquin et malveillant. Son tissu noir à pois lui servant de vêtement recouvre son corps frêle et affaibli au fil des années. L’étoffe cachant sa chaire ridée et périmée  m’évite un dégout et une torture visuelle certaine. Sa voix nasillarde et aigue m’évoque le glapissement d’un chien mourant. Ses lèvres n’esquissent aucun sourire. Sa méchanceté n’a d’équivoque que sa laideur. Cette femme est née pour faire souffrir le reste de son espèce, et elle y arrive à la perfection. Tous les moyens sont bons pour nous faire sombrer dans un état mélancolique et dans une profonde réflexion métaphysique durant le long moment que nous passons en sa compagnie. Rien que de décrire cette atrocité humanisée me donne des haut-le-cœur, c’est pour cela que je ne m’éterniserai pas sur un portrait exhaustif de cet être perfide et trapu.


Mon seul souhait est de l’observer agonisant sur le gravier, une nuit chaude de juillet. Son liquide vital quitterait par pulsions le haut de son crâne et s’écoulerait lentement sur une pente naturelle afin de finir dans les égouts.


Je rêve de la suivre , un couteau de cuisine affuté à la main. Ses pas résonneraient sur le sol, et sa respiration se ferait entendre dans le silence nocturne. Se croyant seule, elle irait se détendre un moment dans un parc tranquille, ou le clapotement de l’eau serait tel une douce musique relaxante et mystique. Les quelques oiseaux encore éveillés siffleraient un hymne à la légèreté et la méditation.  Se laissant enivrer par le chant de la nuit, elle se laisserait choir sur l’épaisse herbe sèche et chaude, et fermerait les yeux pour apprécier cette séance de relaxation improvisée. Pendant une minute, elle aurait l’impression de ne faire qu’un avec tous ces éléments qui l’entoureront, de faire partie de cet absolu vide qu’elle ressent. Elle comprendrait la vie, pour un instant elle se sentirait elle même, en harmonie avec elle-même. Elle serait heureuse.


C’est à cet instant qu’elle déciderait de se laisser aller, et de succomber à son péché mignon. Elle agripperait sauvagement son sac à main en cuir, et en sortirait un sachet de papier kraft. Elle glisserait délicatement sa main ravinée dans ce paquet et tâterait avec amour son contenu. La substance sucrée et solide lui donnerait des frissons de plaisir. Elle ferait glisser ses doigts le long de la totalité de ce élément fort et granuleux avant de l’extirper impatiemment de son cocon. Elle l’approcherait avec hâte de ses lèvres, et l’enfournerait dans son orifice chaud. Le sucre se collerait sous son palet, et fonderait sur sa langue. Un élan de plaisir la submergerait et elle laisserait échapper un mince gémissement. Elle dégusterait cette première bouchée avec un réconfort véritable, et laisserait tomber la meringue sur le sol afin de glisser ses mains dans les brins d’herbe et d’apprécier le gout de la substance à sa juste valeur.


Je m’approcherais à pas de loups de son corps, armé de mon hachoir, la fixant avec hargne et méchanceté. Trop concentrée dans son propre ravissement gourmand, elle ne m’entendrait pas venir. Elle laisserait échapper un bâillement de bonheur, et je profiterais que sa bouche soit ouverte, et ses yeux fermés pour lui assener un fort coup de pied dans les canines. Avant qu’elle s’apprêterait à hurler de douleur suite à ce choc, je prendrais la meringue, et lui enfoncerait au plus profond de sa gorge. Je l’émietterait tout d’abord grossièrement, afin de faire rentrer la totalité du gâteau dans sa cavité, puis, je regarderais la substance se mêler au sang de ses gencives, s’effriter et fondre jusqu’à l’étouffement de cette pauvre salope.


Alors, sous ses yeux horrifié, et ses efforts futiles pour brailler et crier son malheur, je glapirais de satisfaction. Quelle sensation étonnante ! L’entendre déglutir sa douceur et son sang me ferais rire. Mon Dieu, quel bruit guttural atroce que celui d’une déglutition forcée ! Ne voulant pas la laisser ainsi, je l’agripperais par ses cheveux grisonnants afin de basculer sa tête en arrière. Ses yeux s’ouvriraient pour la dernière fois, pour apercevoir ma lame trancher le haut de son crâne. Dans un spasme pitoyable et désespéré, elle laisserait retomber sa tête sur l’herbe d’un bruit sourd. Son scalp à la main, je me redresserais alors pour contempler l’étendue et la perfection de mon œuvre. On oublie souvent que la beauté est une notion abstraite, la scène à laquelle j’assisterais aurait un caractère sublime. Cette femme étendue dans l’herbe avait vécu pour terminer son existence de cette manière, et j’apprécierais sa mort de la même façon que l’on peut apprécier la naissance d’un être humain. Pourtant, lorsqu’on y pense, il n’y a rien de plus repoussant que l’accouchement d’une femme. Paradoxalement, les gens définissent ce moment de leur existence comme le plus beau. N’avons nous pas déjà vu des compagnons et des maris virer au vert ou s’évanouir lors de l’accouchement de leur bien aimée ? Pour moi donc, cet instant serait magique et monstrueusement magnifique et beau.


Je resterais là, quelques longues minutes, admirant la perfection de la mort que je venais de donner à cette femme. Elle ne nuirait plus. Persuadé que personne ne m’auraient vu accomplir ma sombre besogne, je souhaiterais tout de même effacer ce corps répugnant de la surface de la terre, et pour ce faire, j’attraperais le cadavre par les pieds, et le trainerait sur le sol tel un sac de pommes de terre. Une once de fierté me ferais sourire et me ravirais durant cette marche obscure. Sa tête rebondirait contre les caillasses et les aspérités recouvrant le sol et la substance visqueuse et molle présente dans la bouche de ma victime sauterait par accouts de son orifice pour humidifier la douce pelouse d’été.


Sortant du parc, j’hésiterais tout d’abord à laisser le corps dans une poubelle, en me disant que ca ne serait que justice, et qu’il ne mériterait que de reposer là, mais après réflexion, je me résoudrais à l’emmener dans un endroit plus approprié. Le cadavre puant ne reposerait dans les ordures que pendant une courte durée : un quidam quelconque ou un éboueur le découvrirait bien trop tôt pour que je ne sois satisfait de la condition de mon martyr. Je m’engorgerais donc dans une ruelle glauque et déserte. En montant sur le trottoir, la tête de la morte le heurterait brutalement et un son d’os brisés se ferait entendre. En me retournant, j’observerais une longue traînée de fluide corporel sombre ainsi que des résidus de chair, dus au râpage du crâne sur le bitume chaud.


Je lâcherais ce qui restera de cette femme, puis sortirais de nouveau mon couteau pour exécuter ma sombre tâche. Tranchant avec sureté et habilité ses membres, son sang me jaillirais au visage et m’aveuglerais, me désarçonnant dans l’exercice de mon art. Consterné, je reprendrais de plus bel mon découpage, brisant les os à l’aide d’un parpaing, récupéré dans les alentours. Le son du brisement de sa vieille carcasse me procurerait de l’apaisement et du contentement. La vielle peau avait rendu l’âme. Les bras et les jambes séparés du tronc, j’arracherais sa tête avec brutalité. Je repartirai avec ses membres sous le bras, et me dirigerais vers une rivière. Je trouverais un pont magnifique, sur lequel je m’assiérais avec mon paquetage. Je jetterais les morceaux un à un, repensant à toutes les souffrances que cette pythie m’avait fais subir, et je me dirais que tout cela n’étaient que des représailles bien méritées. Le bruit que ferait sa tête en heurtant la surface de l’eau serait le dernier souvenir que j’aurai de cette douce et longue nuit de vengeance.


Tout meurt.


Par Trifouille1er
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 14:32


Le coléoptères lamellicorne s'approche avec assurance de mon cuboïde gauche.

Ma pregnance s'accentue à sa vue, et tous mes autres sens s'éveillent de leur longue hibernation.

J'inspire une bouffée d'air.

J'expire longuement .

Il s'approche, avec aisance sur cet espace verdoyant et humide.

Il fait chaud, et une goutte perle sur mon frond dégarni.

Le contact va être établi dans un temps très proche.

Les deux êtres que nous sommes tentent de le retarder.

J'accionne mes muscles, lui de même, tout en continuant d'effectuer sa marche impériale.

Il incarne le concept de transformation, de renouveau, et de résurrection.

Face à face.

Un instant, nous somme égaux.

Le père lui même voulait notre rencontre.

Le nuisible s'arrete.

Nous nous contemplons longuement. Transfert de données vitales, et sensuelles. Cet être prosaïque m'entraîne dans un univers encore inconnu, irréaliste, et bourré de bestiole toutes gluantes.

J'écrase cette merde avec l'index.
Par Trifouille1er
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 14:27



La Chaleur M'envahit et me caresse dans le sens du poil...

L'air se fais rare, je peine à respirer convenablement

Je suffoque et regarde mon bas-ventre rebondir tel une baudruche mollassonne.

Ma Tête Bascule en arrière, Mes Globes occulaires sortent de leurs orbites. ILs sont vitreux.

Je pleure des larmes Tièdes.

Bouffée de chaleur.

Mon corps tout entier est parcourut de frissons et de spasmes inéxpliqués.

J'emmet un bruit gutural accentué par le relachement de ma gorge.

Sueurs froides...

Je ne me laisserais pas partir, je retiens ce que je peux de ma contenance.

Je ne veux pas laisser ce qui m'appartient à quelqu'un d'autre, ni' n'importe ou ...

j'étouffe. Je dois me résoudre à évacuer le surplus de masse de mon corps svelte.

Le papier peint s'assombrit pas accout, et se noircit.

Une puanteur se répand dans la petite antre.

relachement extrême.

...

Je fais caca

Par Trifouille1er
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 14:13

Alban  et les indiens

Un beau jour de mai, Alban jouait avec ses playmobils. C’était la guerre. Le vilain bandit voulait dévaliser la diligence avec son gros fusil, et tuer des innocents. Il s’était caché derrière un buisson et attendait avec impatience le passage du véhicule. Il n’avait pas encore remarqué qu’il était observé par une horde de peaux rouges avides d’eau de vie et de billets verts. Le vilain bandit en regardant la route, vit un nuage de poussière se déplaçant à l’horizon. Il se leva précipitamment et se figea au milieu de la route avec un sourire diabolique. Son arme dans les mains, il le pointa sur la diligence, qui arrivait à grande vitesse.

Les chevaux se cabrèrent et hennirent. Le conducteur, effrayé, fit un mouvement pour prendre son colt, le temps qu’il fallu au vilain bandit de lui envoyer une balle entre les deux yeux.  Ce n’était finalement pas si dur de dévaliser une diligence. Il força la porte avec violence, et s’empara du butin.

Malheureusement, un indien à cheval l’attendait. Le vilain bandit avait beau être vilain, il avait reçu un minimum d’éducation, et avait appris les rudiments du langage des sauvages. Il leva la main droite, et lança un pitoyable « Hugh visage pâle ».  L’indien le regarda d’un air féroce, puis leva également sa main droite. Ses conférèrent vinrent se placer à ses cotés, et commencèrent à encercler le vilain bandit. La tension commençait à monter, et le vilain bandit commença à bafouiller. Il savait ce que ces barbares faisaient subir aux bandits, et cela le terrifiait.

Une fléchette empoisonnée lui traversa la nuque, et il s’endormit. Il se réveilla attaché à un totem, et un être emplumé de la tête au pied le scrutait d’un air dur. De sa voix rauque il fit part au vilain bandit de ce qui l’attendait. « jloujlou jloujlou yaplouralné ».  Il frémit de peur, il savait ce qu’il allait lui arriver. Un des peaux rouges le détacha, le plaça ventre contre terre, et commença à l’enduire d’huile. Il fit couler le liquide doucement, du haut vers le bas de son dos. Le vilain bandit commença à sentir le fluide brulant suinter lentement sur son éminence charnue, puis directement dans son orifice velu.

Il serra les dents, et attendit ce qui allait suivre avec un certain pressentiment…

Lorsqu’il vit l’homme emplumé revenir de son tipis avec une barre de fer rouge fumante, il ne puis plus se contrôler et hurla de toute ses forces : « Je vous en supplie laissez moi partir ! » Mais les indiens perfides en avaient décidé autrement. L’emplumé, la barre de fer à la main, le regarda avec un sourire fourbe, puis déclara : « Homme blanc toujours vouloir partir quand bison sournois vouloir marquer anus avec feu ! »

Sur ces paroles, il s’approcha doucement et chatouilla doucement l’orifice du vilain bandit, qui glapit de douleur. Puis l’indien introduit en entier le fer rouge dans le trou béant de son martyr, en riant aux éclats. Un autre peau-rouge s’approcha avec une lame énorme, sauta sur le dos du vilain bandit, et l’entailla doucement sur toute la longueur de son dos. «  Homme blanc vouloir tout trésor pour lui tout seul ! Il va subir châtiment salé ! »

Le vilain bandit cria de plus belle lorsque le sel fut versé dans la plaie béante qui partageait son échine en deux parts égales. Les indiens commencèrent à entamer un danse effrénée, ou il déféquaient tous en même temps, et jetaient en riant leurs excréments sur le pauvre vilain bandit, qui souffrait comme jamais. « Vilain bandit subir couverture de merde ! ». Un éclair déchira le ciel, et un soucoupe volante atterrît sur le sol sableux du territoire des sauvages. Un petit homme vert descendit armé d’un pistolet laser, et commença à détruire toute vie indienne. Les basanés sournois se désintégraient plus vite les uns que les autres, et rejoignaient leurs ancêtres.

Tout à coup, tout s’arrêta, et une voix se fit entendre.

-« Alban, mais qu’est ce que tu as fait !! Tu … tu as fais caca sur tes jouets, mais c’est dégoutant ! » La maman d’Alban était vraiment colère.

-«  Tu vas me nettoyer tout ça, et tu vas voir ton père ! »

La journée avait si bien commencé pour le petit Alban, avec ses playmobils adorés, mais elle se terminait avec les coups de ceinture de son père…

Par Trifouille1er
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 14:11

 

Pourquoi se moque-t-on ?


La moquerie , signe de faiblesse


Les individus se moquent-ils par faiblesse ? Nous pouvons penser, en effet, qu’une personne se moquant d’une autre traduit une impuissance. Le recours à cette basse action traduit un mal être flagrant.

Prenons l’exemple d’un jeune homme, qui, marchant dans la rue croise une vieille dame vociférant des mots obscènes, des railleries et des injures. Imaginons, que ce jeune homme, en regardant cette vieille dame se sente obliger de la critiquer, de rire d’elle. Ce n’est ni plus ni moins que le reflet  de sa pauvre situation : il est mal dans sa peau, se sens faible, et pour pallier à ces défauts, il se moque de cette pauvre vieille femme. Il ne lui vient même pas à l’esprit que celle-ci se sente encore plus mal que lui, qu’elle puisse avoir des tendances suicidaires, ou qu’elle puisse avoir une maladie incurable, qui justifierait son comportement plus qu’étrange. Non ! Il se moque naïvement, sans réfléchir à la cause de l’attitude de cette femme. Cette moquerie naïve et impromptue s’avère être bien plus cruelle que l’on ne le pense.

 Dès qu’une personne sort du lot, qu’elle est considéré comme marginale, elle n’est pas comprise par la société. Elle est vue comme un rejeton du monde, et même si elle le souhaite, ne pourra plus jamais, même si elle le souhaite redevenir un être normal. Les critiques que l’on fera d’elle la feront se terrer encore plus profondément dans ses retranchements, et elle deviendra un être qui ne pourra plus profiter de la vie. Une injustice est alors créée : Les gens qui critiques profitent donc de la vie tandis que ceux qui sont critiquer, êtres faibles par nature, ou différents, le deviendront encore plus.


La moquerie, signe de joie de vivre


La moquerie peut également être un signe d’humour. On peut se moquer tout simplement d’un individu car celui-ci est drôle. Pourquoi chercher à savoir si cette moquerie touchera cet individu ? La plupart du temps, lorsqu’on rit de quelqu’un, il est le seul à ne pas le savoir. Lorsque nous nous moquons de quelqu’un, c’est que cette personne nous fait rire. Pourquoi ne pas rire lorsqu’on voit quelque chose que l’on trouve drôle ? D’autres personnes pourront trouver la situation peu comique, et donc rester de marbre. Mais si nous la trouvons drôle : rions, et moquons nous gaiement ! La moquerie apporte donc, si elle reste gentille, du bonheur aux  personnes qui l’exercent. Au contraire, si cette moquerie reflète de la méchante gratuite, et que l’individu dont on se moque est mis au courant, elle n’a aucun lieu d’exister, car elle est faite pour blesser ce dernier.

 Moquons nous des gros

Par Trifouille1er
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